Fin de saison en D35 et en Extreme 40

Tenant du titre du Vulcain Trophy 2012, notre équipe Realteam n’a pas réussi à tenir le rythme imposé cette année par Alinghi. Malgré trois GP à disputer avant la fin du championnat, nous n’avons pas réussi à renverser la tendance et les vainqueurs de la Coupe de l’America 2003/2007 ont sereinement remporté le championnat. De plus, nous étions sous la pression d’un autre équipage pour la 2ème place. Il s’agissait de l’équipe de Zen Too.

Fin du championnat des D35

Le 6ème GP du Vulcain Trophy  à Crans ,du 7 au 8 septembre, débute mal et nous ne parvenons pas à inverser la tendance tout au long du weekend. Alinghi termine 1er et remporte par la même occasion le championnat à deux courses de la fin. Nous sommes 4ème et voyons Zen Too se rapprocher dangereusement au classement général après sa 2ème place du weekend. La course se passe mieux pour nous au GP Grange & Cie 2 semaines plus tard. Nous accrochons le podium derrière Spindrift Racing et Alinghi. Zen Too est 4ème. Nous savons que le 2ème place du Vulcain Trophy sera disputée . Il ne reste qu’une seule course, le GP Beau-Rivage à Ouchy. Nous attaquons sereinement la première journée de course. Mais grosse désillusion pour nous! Nous terminons 7ème et c’est Zen Too qui termine 2ème du championnat suite à sa victoire dans cette dernière régate!  Dur, dur,… mais bravo à toute de Zen Too l’équipe qui remporte, qui plus est, leur première régate en D35.

De mon côté, quelques jours de pause sont nécessaires pour soigner une ancienne blessure, qui ma foi, traîne depuis le début de la saison. Après quelques scéances de physiothérapie et des journées passées au bureau, je me rends à Zweisimmen dans les Alpes Bernoise pour 3 semaines de cours de répétitions avec l’armée. Ou plutôt deux semaines d’armée, dix jours au Brésil pour la dernière épreuve des Extreme Sailing Series et enfin une semaine d’armée! Gros changement de température en perspective!

Act 8 des Extreme Sailing Series à Fioranopolis

Après Porto, c’est la deuxième fois que je me retrouve au réglage de GV sur le bateau Realteam. La première fois avec Pierre Pennec à la barre et cette fois-ci avec Arnaud Psarophagis Nous arrivons sur place le lundi soir après deux longues escales à Francfort et à Rio. Le printemps au Brésil contraste avec la neige rencontrée lors de mes deux semaines à l’armée! Nous nous entraînons la veille des courses et sommes prêts à en découdre avec nos concurrents, qu’en bien même nous savons que les automatismes ne sont pas encore présents sur le bateau suite aux changements d’équipiers. La première journée se déroule sur des parcours classiques avec un vent modéré. Quelques erreurs nous coûtent des points mais nous nous lançons correctement dans la régate.

© Vincent Curutchet / Lloyd images / OC

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Le lendemain, les conditions de vent sont fortes. Nous attendons à terre que le comité de course valide les régates à courir. Une fois lancées, les manches sont somptueuses et les régates dignes de ce que l’on trouve chez les Extremes 40! Malheureusement, nous perdons un membre de l’équipage par dessus bord et suite à une blessure, doit se faire remplacer pour les deux derniers jours.

Le troisième jour de course est difficile. Le vent vient de terre et il est difficile d’anticiper le vent à venir, tant en direction qu’en force. Les danois chavirent lors d’un bord difficile vers la marque de parcours la plus au large. Heureusement, nous ramenons le bateau en bonne état mais le bilan des résultats n’est pas génial. Cependant, nous réalisonsune excellente dernière journée avec deux victoires de manches à la clé. Nous sommes 5ème au classement et Alinghi – encore eux! – remporte la régate est termine 2ème du championnat. Nous sommes 5ème sur l’ensemble de la saison.

© Vincent Curutchet / Lloyd images / OC

© Vincent Curutchet / Lloyd images / OC

Après cette course, la saison touche à sa fin. Je termine mon service militaire à Zweisimmen et reprends ensuite du service chez Redprod sàrl

© Vincent Curutchet / Lloyd images / OC

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Tour de France à la Voile et Extreme 40

Plus d’un mois s’est écoulé depuis ce mois de juillet très chargé, mais riche en émotions et ô combien intéressant sur le plan sportif. En effet, avec le Tour de France à la Voile (TFV) et l’act 5 des Extreme Sailing Series à Porto, j’ai été servi!

C’est fin juin que je parts avec le Centre d’Entraînement à la Régate (CER) à Dunkerque pour préparer le M34 – bateau officiel du TFV –  et le matériel. La première étape est Dunkerque-Breskens (NED) mais avant, deux jours de parcours techniques nous attendent dans le Nord-Pas-de-Calais. Ces parcours techniques animent chaque étape et comptent pour le classement final. Nous rentrons bien dans la compétition et gérons correctement le courant, paramètre tactique essentiel des régates en Manche.

© Jean-Marie Liot/ASO

© Jean-Marie Liot/ASO

 

© Jean-Marie Liot/ASO

La première étape annonce d’entrée la couleur pour le mois de courses à venir sur ce TVF: nous partons pleine balle et de nuit en direction de la Hollande. Et il faut reconnaitre que la Mer du Nord est bien fréquentée par les cargos et abritent beaucoup d’engins flottants les plus diverses! Quelques erreurs de trajectoires et de manœuvres laissent les meilleures s’en aller et nous devons nous contenter d’une médiocre place. Cependant, les parcours techniques de Breskens nous confortent dans l’idée que nous n’avons rien à leur envier Et avant de rallier Dieppe pour la troisième étape, nous pointons 5ème au classement général provisoire.

© Jean-Marie Liot/ASO

© Jean-Marie Liot/ASO

Après l’euphorie d’une première étape plein vent arrière, les prévisions météos annoncent du vent d’ouest, c’est à dire que nous nous attendons à faire du pré sur la deuxième étape.  Au début, une multitude de virements près de la côte est nécessaire pour se protéger du courant contraire. Dès que celui-ci tourne, c’est le moment de partir au large où il est plus fort. Nous jouons bien le coup et sommes 4ème. Plusieurs heures plus tard, il est de nouveau nécessaire se s’abriter proche de la côte et des concurrents profitent de ce moment pour revenir sur nous. La nuit, les bateaux naviguent si proche de la côte à marée haute que nous touchons avec les quilles les cages de pêche! Nous terminerons l’étape 6ème après une belle bagarre contre Oman Sail et Courrier Dunkerque.

© Jean-Marie Liot/ASO

© Jean-Marie Liot/ASO

Un changement radical de météo a lieu à Dieppe après notre arrivée: un anticyclone s’installe durablement sur l’Angleterre et le vent tourne à l’est. Cool! Encore du vent arrière! Le vent mollit et nous réalisons encore d’excellents parcours techniques. L’étape en direction de Deauville est raccourcie. Nous rallierons la Basse-Normandie à la 9ème place, après une grosse bataille contre des algues coincées dans notre quille, rageant! La prochaine étape, Deauville-Brest est la plus longue et comporte toutes les difficultés du TFV: le passage de Barfleur et le chenal du Four. De plus, l’étape est d’un coefficient 5 au classement. Notre équipage est confiant et nous partons sereinement à l’assaut de l’étape reine. Au poste de tacticien, j’ai eu le temps de préparer cette étape du mieux possible. Malheureusement, nous avançons moins vite que nos concurrents après le départ. Le vent est perpendiculaire au cap et les équipages expérimentés montrent leur adresse dans ces allures régulièrement rencontrées sur les course au large. Nous sommes relégués en queue de peloton mais surtout, nous arrivons en retard au passage de Barfleur. C’est à dire, après la renverse de courant et nous devons le subir de face.

© Jean-Marie Liot/ASO

© Jean-Marie Liot/ASO

Après cette étape difficile, deux journées de parcours techniques nous attendent dans la rade de Brest. Je réalise ma plus mauvaise journée en tant que tacticien en anticipant mal les oscillations du vent. Dommage, car les régates inshore sont nos points forts. Après cette journée, les nantais et le TPM-Coych (tenant du titre) reviennent sur nous. Il faudra se battre jusqu’au bout pour la 6ème place du général.

© Jean-Marie Liot/ASO

© Jean-Marie Liot/ASO

Le prochain ralliement en direction de Lorient voit le début de course le plus intense du TFV 2013. Départ dans la rade, multiplication des manœuvres dans le goulet de Brest bord à bord avec les adversaires et passage entre les caillous. Le soir, nous devons contourner une des cardinales les plus célèbres: La Chaussée de Sein. A ce moment, nous sommes 4ème de la course. Nous prenons trop de risque avec le courant et frôlons de trop près la cardinale. Résultat, le spi s’emmêle dedans et perdons de précieuses secondes. Pire, nous n’avons plus de spinnaker! Heureusement, la fin de course de dispute au pré et toute l’équipe fait un formidable travail pour revenir dans la course. Nous dépassons un à un nos adversaires et terminons à une 8ème place. Après ce qui c’est passé, c’est un bon résultat!

© Jean-Marie Liot/ASO

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Il ne me reste plus que quelques jours sur le TFV. En effet, je ne participerai pas aux épreuves en Méditerranée. Ma dernière étape du TFV 2013 se termine sur une excellente 4ème place. Le lendemain, nous réalisons encore deux 2ème places en parcours techniques juste derrière le futur vainqueur du classement général, Groupama. Toute l’équipe du CER attaquera avec hargne la 6ème place du classement général jusqu’à Marseille, dernière étape de la course.

 

 

© Jean-Marie Liot/ASO

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Extreme Sailing Series à Porto

Pas le temps de me remettre de mes émotions, car à peine rentré pour faire un peu de lessive, et c’est départ pour Porto où se dispute l’acte 5 des Extreme Sailing Series. Après la tactique sur le TFV, mon rôle sur l’extreme 40 Realteam est le réglage de la grande voile. Le bateau est barré par Pierre Pennec et à bord je retrouve mes coéquipiers habituels: Cédric Schmidt, Bryan Mettraux et Thierry Wasem. Après le traditionnel montage du bateau transporté par container (entre un et deux par équipe), nous entamons six jours d’entraînements avec les autres extrem 40, notamment les suisses d’Alinghi et de Tilt.

Le type de course sur ce circuit est particulier: régates très courtes et le plus proches possibles du rivage où la réactivité prime sur la rapidité. Bien à l’opposé du circuit des D35 par exemple. Et à Porto, sur la rivière Douro, difficile de faire mieux en terme de stadium race, car le public peut voir la course comme très rarement en voile!

Act 5, Porto, Extreme Sailing Series ©Lloyd Images

Act 5, Porto, Extreme Sailing Series ©Lloyd Images

Après une très bonne mise en route le premier jour de course en parcours classiques, c’est-à-dire de tailles normales et à l’extérieur de la rivière, nous démarrons les stadium race dans un vent fort et, bien entendu, dans un courant important. Nous continuons notre marche en avant et nous nous détachons avec Alinghi et The Wave Muscat du reste de la flotte au classement général provisoire. Les régates sont très intenses et laissent peu de place à l’approximation, vu qu’il y a huit bateaux qui régatent entre deux murs! Après quatre jours de course et trente manches disputées, nous terminons 3ème du classement général final.

Act 5, Porto, Extreme Sailing Series ©Lloyd Images

Act 5, Porto, Extreme Sailing Series ©Lloyd Images

Act 5, Porto, Extreme Sailing Series ©Lloyd Images

Act 5, Porto, Extreme Sailing Series ©Lloyd Images

Act 5, Porto, Extreme Sailing Series ©Lloyd Images

Act 5, Porto, Extreme Sailing Series ©Lloyd Images

Après quelques jours de repos bien mérités, il faut commencer à penser à la fin de saison en D35. Trois courses sont encore à disputer et nous sommes toujours en lice avec Alinghi pour remporter le Vulcain Trophy 2013. Le mois d’août sera mis à profit pour réaliser plusieurs sessions d’entraînements sur le lac avant d’attaquer les courses dans les meilleures conditions.


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Un Bol d’Or à défendre

Vainqueur du Bol d’Or Mirabaud 2012, notre équipe du D35 Realteam Sailing avait la volonté de rééditer l’exploit de cette année. De plus, Alinghi nous a battu lors de la première grande classique lémanique, la Genève-Rolle-Genève, et pointe désormais en tête du Vulcain Trophy avec une petite avance et ceci même si nous sommes parvenus à remporter le dernier Grand-Prix couru le même weekend. Course importante en perspective.

Hormis pour les premières heures de courses, les prévisions pour le Bol d’Or ne sont pas très optimistes. Une fois n’est pas coutume… Nous prenons le départ de cette 75ème édition sereinement en restant dans la mesure du possible le plus à l’avant de la flotte. Les multicoques de toute taille se battent entre eux et nous devons parfois lutter contre des plus petits que nous, moins rapides mais plus agiles dans l’étroite Rade de Genève. Le fort vent d’ouest nous pousse rapidement à la hauteur d’Yvoire par à-coup, car il a de la peine à s’établir correctement. Par conséquent, les bateaux avancent irrégulièrement jusqu’à la fin de la zone de vent et les premiers bateaux se font constamment rattraper pas les poursuivants.

A la sortie du Petit Lac, nous gérons parfaitement la transition du nouveau vent (le vent d’ouest s’arrête) et prenons une bonne avance sur toute la tête de course, bientôt constituée uniquement des plus grands multicoques. Le scénario ressemble étrangement à 2012 mais nous savons que le vent au Bouveret est absent… Et malheureusement, nous nous arrêtons littéralement à 500 mètres de la marque de retour. Et tous nos poursuivants reviennent. C’est donc un flotte compacte de multicoques qui se retrouvent pour le virage retour en direction de Genève. Parmi la flotte, un bateau sort son épingle du jeu et ne sera plus jamais rejoint; il s’agit de Zenith Fresh qui remportera confortablement la course.

myimages.ch© Loris Von Siebenthal

myimages.ch© Loris Von Siebenthal

Quant à nous, nous bataillerons jusqu’à la ligne d’arrivée avec les autres D35. Personne ne parvient à creuser l’écart, car à chaque fois, le bateau en avance butte sur une zone sans vent. Les D35 terminent la course dans un mouchoir de poche au sein duquel nous terminerons 4ème (3ème D35) et, plus embêtant, derrière Alinghi qui nous repousse désormais à 5 longueurs au classement général. Il est vrai que nous sommes déçus de résultat mais au vue du déroulement de la course, nous aurions pu terminer bien plus loin dans le classement. L’objectif est maintenant de défendre le Vulcain Trophy!

Pour toute l’équipe de Realteam Sailing, il est temps de préparer la prochaine course en Extreme 40 à Istanbul. Je ne serai pas de la partie, car je m’en vais à Dunkerque avec le CER pour débuter le Tour de France à la Voile.

 


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Retour sur le GP Guyader et début de saison en D35

Fin avril: départ pour la magnifique baie de Douarnenez pour y disputer les premières courses de  l’Iroise Cup qui se terminera dans la rade de Brest. Comme lors du SPI Ouest quelques semaines auparavant, j’y occupe le poste de tacticien. L’année dernière, la course nous avait bien réussie en terminant à la 5ème place et nous espérons à nouveau accrocher le Top 5. Hélas, nous avons connu des difficultés pour aller aussi vite que nos concurrents et n’avons jamais tiré notre épingle du jeu lors des phases de contact (p. ex. les passages de bouées, les départs, etc…). Il faut dire que le niveau est incroyablement élevé en M34 mais le bilan du SPI Ouest était excellent avec plusieurs marques de parcours passées dans les trois premiers. Bilan qui nous donnait de bons espoirs pour cette Iroise Cup.

VOLVO DRIVE RACE 2013 - M34© JEAN-MARIE LIOT/DPPI/FFVOILE

VOLVO DRIVE RACE 2013 – M34© JEAN-MARIE LIOT/DPPI/FFVOILE

Toutefois, l’ambiance au sein de l’équipe s’est avérée excellente. Plusieurs membres de l’équipe effectuait leur première régate à leur poste respectif, et tout cela, face à des vainqueurs de la Volvo Ocean Race ou encore face à des doubles vainqueurs du Tour de France à la Voile. Tout le monde a beaucoup appris.

Le 7 mai, je rentre en Suisse pour préparer avec Realteam Sailing la première épreuve du Vulcain Trophy (10 au 12 mai) à Versoix. Mes coéquipiers du M34 prenne le jour même le départ d’une course côtière pour rejoindre l’étape suivante de l’Iroise Cup: Camaret.

Avec l’équipe de Realteam Sailing, nous avons à cœur de bien commencer ce championnat, dans la mesure où nous sommes les tenants du titre. La météo en Suisse lors de ce printemps 2013 n’est pas à son apogée et nous nous attendons à des conditions de vent plutôt instables au large de Versoix. Pas l’idéal pour commencer la saison à mon nouveau poste de régleur de Grande-Voile à bord du D35!

Nous obtenons le même résultat que l’année dernière: 2ème derrière Alinghi, intouchable sur cette épreuve. Plusieurs points sont à améliorer pour que notre équipe tourne à plein régime mais sommes heureux de bien débuté le Vulcain Trophy 2013.

Le deuxième GP, du 25 au 25 mai à Genève nous confronte une nouvelle fois à des conditions de vent très instables. Le vent se fait cruellement attendre et lorsque il s’installe dans la Rade de Genève, c’est pour repartir aussitôt. Le comité de course parvient à lancer trois manches sur l’ensemble du weekend. Malheureusement, le vent tourne dans tous les sens, s’arrête, revient par endroit en laissant la moitié des concurrents sans le moindre souffle! Dur, dur! Nous les marins avons l’habitude de dire que la voile est un joli mélange entre un jeu déterministe et aléatoire, mais lors de cette course. La côté aléatoire a pris clairement le dessus! Au classement général, nous sommes 5ème et Alinghi – notre principal concurrent – est 6ème. C’est Okalys-Corum qui remporte cette régate devant Zen Too, actuel leader du Vulcain Trophy.

Prochaines course: La Genève-Rolle-Genève le 8 mai


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Du désert omanais à la côte bretonne

Quel contraste de température en ce début de saison! Après une ouverture de saison à Monaco dans le cadre de la Primo Cup en janvier, je me suis envolé avec l’équipe realteam en direction du sultanat d’Oman où se déroulait la première épreuve des Extreme Sailing Series ™. A peine rentré et je partais à la Trinité-sur-Mer avec le Centre d’Entraînement à la Régate (CER) pour l’une des plus grandes régates européennes: Le SPI Ouest-France où nous régations dans la catégorie des M34, bateau du Tour de France à Voile.

Régulièrement, je régate lors de la Primo Cup avec le CER. C’est une bonne régate de préparation sur un bateau relativement petit,  le Surprise, nous permettant de retrouver nos sensations en régate. Sur l’eau, nous rencontrons une majorité d’équipages suisses dans la flotte des Surprise, bien entendu. Après trois jours de compétitions, nous terminons premier dans cette catégorie. L’autre bateau du CER termine aussi dans le top 10. Une belle entrée en matière après avoir renoncé cet hiver à mon projet de participation à la Transat 6.50 en octobre.

Une semaine plus tard, le jour de mon anniversaire – le 17 février -, je parts à Oman avec l’équipe realteam. Nous avons à cœur de réussir notre entrée sur le championnat professionnel des Extreme Sailing Series disputé dans le monde entier. Sur place la température agréable ainsi que le vent thermique soufflant régulièrement chaque jour ne nous a pas fait oublier la difficulté logistique d’un tel projet: 4 jours à attendre notre bateau dans notre container bloqué à la frontière! Pendant que nos concurrents naviguent, nous devons prendre notre mal en patience.

Après quelques jours d’entraînements, je laisse ma place de régleur de Grande-Voile, comme prévu, à Arnaud Psaros’ pour la régate et tiens mon rôle de coach à bord de notre bateau à moteur assistance.

 

Act 1 - Oman©Lloyd Images

Act 1 – Oman©Lloyd Images

Act 1 - Oman©Lloyd Images

Act 1 – Oman©Lloyd Images

Après quatre jours d’intenses régates courues dans un format de type spectacle, donc très près du rivage et sur des parcours très petits, nous terminons malheureusement huitièmes sur… huit. Pas de quoi nous décourager bien entendu! Nous sommes rentrés en Suisse avec une multitude d’idées d’améliorations pour être meilleures lors des prochains événements.

Après cette parenthèse  dans un pays du Golfe – une première pour moi – , je ressorts mes habits chauds pour régater en Bretagne à la Trinité-sur-Mer avec le M34 Ville de Genève – Carrefour Addiction. J’occupe cette année le poste de tacticien sur ce projet. Le froid n’a pas refroidi les meilleurs marins français; car en M34, le plateau est tout simplement impressionnant: vainqueurs de la Volvo Ocean Race, participants au dernier Vendée Globe, vainqueurs de la Solitaire du Figaro et de la Transat 6.50 ou encore des champion du monde de match-race…

 

VOLVO DRIVE RACE 2013 © Jean-Marie Liot/DPPI/FFVoile

VOLVO DRIVE RACE 2013 © Jean-Marie Liot/DPPI/FFVoile

VOLVO DRIVE RACE 2013 © Jean-Marie Liot/DPPI/FFVoile

VOLVO DRIVE RACE 2013 © Jean-Marie Liot/DPPI/FFVoile

Pendant quatre jours, nous nous sommes battus pour tenter d’accrocher une 5ème place au général. Nous finissons 7ème. C’est surtout sur les bords de portant – à savoir lorsque nous naviguons vent arrière sous spinnaker – que nous perdons régulièrement des places. Lors du dernier portant de la dernière manche, nous réussissons une jolie figure de style qui ravie toujours les photographes! Au poste de tacticien, je réalise une bonne prestation mais fais quelques erreurs de placements par rapport aux concurrents directs lorsque nous nous battons en tête de la flotte. Pour trois membres de notre équipe, ce SPI Ouest-France était leur première régate sur ce support.

VOLVO DRIVE RACE 2013 © Jean-Marie Liot/DPPI/FFVoile

VOLVO DRIVE RACE 2013 © Jean-Marie Liot/DPPI/FFVoile

Prochaine régates pour moi: le GP Guyader (M34) à Douarnenez début mai et première régate du Challenge Vulcain en D35. Avant cela, une douzaine de jours d’entraînements sont prévus sur le lac.


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